Au club depuis 5 années, Louis Martin fait figure d’ancien dans le vestiaire de l’équipe première. Le talonneur fait aussi partie des valeurs sûres sur le terrain, guerrier affirmé il se donne sans compter pour les couleurs du club. Présent sur le terrain de Narbonne le week-end dernier, Louis revient avec nous sur la rencontre ainsi que la réception de Dax aux Arboras. C’est la rencontre d’avant match.

  • Louis, lors de la première journée de championnat, le Stade Niçois s’est incliné à Narbonne, à froid, comment analyses-tu cette rencontre ?

Le sentiment qui prédomine au fond de moi et dans le vestiaire, c’est la frustration. On est frustrés parce qu’on pouvait gagner ce match. On rend plutôt une bonne copie, même si je pense on peut, on doit bien mieux faire mais dans l’état d’esprit et dans le combat, nous étions plus que présents. En revanche, on fait trop de fautes, l’indiscipline nous fait beaucoup de mal, c’est rageant car ce sont des choses qu’on doit éviter. On est longtemps accrochés au score et on finit le match pas loin (17-9).  Il faut qu’on arrive à se maitriser parce que ce n’est pas normal de sortir de ce match avec 2 cartons jaunes.

  • Justement, comment expliquer cette indiscipline ?

Il faut se maîtriser. Si on fait trop de fautes, ce sera compliqué de gagner. Il faut qu’on garde cette intensité et cette agressivité défensive mais il faut trouver l’équilibre et de la maîtrise. C’est un travail sur nous-mêmes que nous devons effectuer, ce n’est pas normal d’avoir 6 cartons jaunes et un rouge sur les 3 premiers matchs de la saison (2 matchs de préparation et Narbonne). C’est frustrant car on a rendu une bonne prestation défensive face à Narbonne, ils n’ont pas eu tellement d’opportunités de marquer. Nous avons une philosophie de jeu portée sur l’offensive et la création, on doit effacer cette indiscipline.

  • Tu démarres ta 5ème année au club, il y a eu quelques changements cet été, qu’est-ce qui change dans le quotidien ?

C’est différent en général. C’est une autre philosophie de rugby et c’est important de découvrir d’autres choses, d’autres points de vue, d’autres méthodes. Grâce à ça on apprend beaucoup et ça nous permet d’évoluer. Cette saison, le jeu est différent, on a plus de liberté sur le terrain pour prendre des initiatives. C’est un rugby très exigeant au niveau physique, on a fait une préparation en conséquence, très dure mais nécessaire. Je trouve que c’est même la plus dure depuis que je suis au club.

  • A l’intersaison, il n’y a pas eu de changements en première ligne, mise à part l’arrivée de Nicolas Ciancio à droite de la mêlée, c’est bénéfique pour les automatismes ?

On a déjà des repères. On poursuit le travail débuté l’an dernier avec Sébastien Bruno. On gagne du temps puisqu’on se connaît déjà. Ça nous permet d’aller plus loin dans les détails sur ce qui a fonctionné la saison dernière ou non. La première ligne est une ligne où les automatismes sont importants, surtout en mêlée. 

  • L’équipe reçoit Dax ce week-end, est-ce déjà un match capital ?

Il faut gagner. Encore plus à domicile, devant notre public, nos amis, notre famille. Ça lancerait notre saison. Ce ne sera pas facile car Dax est une grosse et belle équipe, ils ont battu Bourg-en-Bresse le week-end dernier donc ils arriveront avec de la confiance. J’ai le souvenir d’une équipe très accrocheuse la saison passée, on avait perdu chez eux et gagné de peu aux Arboras. Rester invaincus à domicile est aussi un objectif, comptablement ça permet de bien se placer au classement.